laurentjauffret

Pourquoi les épilateurs électriques indiquent-ils l’avenir des campagnes électorales ?

In marketing on 21 décembre 2010 at 18 h 58 mi

C’est un petit objet graphique non identifié. Vous l’avez vu un jour et ne l’avez pas regardé. Il se répand pourtant et bientôt, il sera aussi banal qu’un code barre (enfin peut-être) et c’est le QR code. Son usage semble bien être en train de décoller (noter la prudence de la formulation).


Le principe est le suivant : il s’agit de donner accès à un lien sur internet à partir d’un téléphone mobile. Pour cela il suffit que le téléphone soit équipé d’un lecteur, c’est-à-dire d’une application téléchargée gratuitement comme les connaissent bien les possesseurs de smartphones. Le lecteur de QR code utilise l’optique de l’appareil photo du smartphone et transforme le code en URL.

Ce système n’annonce pas une nouvelle révolution (il n’est d’ailleurs pas récent) mais il mérite qu’on s’y arrête car il permet d’établir une passerelle entre les mondes matériel et immatériel, entre le terrain et le web.
On sait depuis les campagnes électorales d’Obama que la puissance du web est maximale quand elle permet de fédérer les internautes, les transformer en militants pour ensuite les organiser sur le terrain, les lancer dans des actions de porte à porte. L’arrivée du web mobile et géolocalisé rend possible un contact permanent : c’est le rôle des applications dédiées à une campagne ou à une personnalité politique. Un militant de terrain a à sa disposition via son téléphone une base de données avec argumentaires, directives, plan et feuille de route. Pour autant, ce militant mobile et géolocalisé ne fait pas campagne très différemment de celui du XXème siècle. Il distribue du tract, du flyer, de la brochure programme ou du journal de campagne. Ces supports papier comportent en principe des adresses web mais ils risquent d’être dans une corbeille avant même qu’un ordinateur soit dans leur périmètre.
Avec le QR code, la connexion avec le site de campagne est immédiate. Une demande « d’amitié » sur facebook se fait dans la rue. Un argument invoqué, une question posée et un texte peut être produit sur le champs. Bref, il s’agit d’un accès supplémentaire vers le message d’un candidat, d’un parti.

Tout cela est bel et bon mais quel rapport entre QR code, campagne électorale  et épilateur électrique ?


Le service marketing de Philips estime que lectrice du Figaro Madame (par ailleurs ménagère de moins de 50 ans) est prête pour ce saut technologique. Il est des signes qu’il faut observer avec toute l’attention nécessaire.

Boite à outils :

QR code et flashcode dans wikipedia

Application pour générer des QR codes sur firefox
Application Iphone de lecture des QR codes

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  1. […] Cette vogue des réseaux sociaux partidaires est une
    bonne métaphore des problèmes actuels de nos partis politiques, à
    savoir leurs faibles ancrage et représentativité, voire leur
    coupure, par rapport à la population. Alors qu’Internet, via la
    mise en réseau, facilite la communication et l’éclatement des
    frontières (voire des hiérarchies), les grandes formations
    politiques demeurent au fond dans une logique égocentrique de
    captation (de voix, d’individus), sans chercher à comprendre les
    spécificités du réseau mondial et ce qu’il pourrait réellement leur
    apporter si elles s’ouvraient un peu à sa logique propre. En
    général, leur passage sur Internet se limite soit à de l’émission
    d’information à sens unique, soit à ce qu’on pourrait appeler, par
    analogie avec le greenwashing, du netwashing : faire du clinquant,
    du tape-à-l’œil, pour montrer que l’on est à la pointe de la
    technologie – ce qui se limite dans les faits à suivre la dernière
    mode, en l’occurrence celle des réseaux sociaux. Au risque
    – en outre – de rater la prochaine et
    importante évolution technologique. […]

  2. […] Troisièmement, ce que j’appelle « l’effet clic ». Mon premier réflexe pour obtenir des informations sur les objets de mon environnement est de consulter les moyens mis à ma disposition par le smartphone (sites et applications spécialisées notamment). Dans un magasin : comparer les prix, chercher des renseignements sur un produit, demander l’avis d’un tiers par photo interposée … autant de fonctions désormais facilitées et transformées par ces appareils. On en vient à penser comme si tout l’environnement était cliquable – un objet = une question = une requête sur le smartphone. Pour cette raison je crois beaucoup à l’avenir des flashcodes. […]

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