laurentjauffret

La fabuleuse histoire de « ma candidate et moi » feuilleton de BD électorale

In archives de campagne, marketing, observatoire on 8 avril 2011 at 19 h 09 mi

J’ouvre aujourd’hui ma boite d’archives et fais un retour sur la campagne des élections municipales de 2007.

Le sixième arrondissement de Lyon est très marqué à droite dans une ville dirigée par le socialiste Gérard Collomb. Celui-ci décide alors de faire porter ses couleurs sur ce secteur par une personnalité quasi inconnue, issue de la société civile, une jeune femme du nom de Heidi Giovacchini.

Le pari est double : réussir son intégration dans le microcosme politique et son implantation auprès des électeurs. C’est donc un atterrissage, sociologique et géographique, en interne et en externe. Présenter la candidate, la mettre en scène dans la campagne, souder les militants autour de sa candidature, susciter la curiosité de la presse et l’adhésion des électeurs, sont quelques uns des objectifs de l’équipe de campagne.

Je propose alors d’utiliser un support mêlant le blog, le storytelling et la BD. Un dessinateur Greg Dizer est recruté et un feuilleton commence :

Épisode 1 : une Campagne en dessins…

Je m’appelle Ernest (29 ans, 1,99 m, 109 kgs) et je suis né en Belgique. Je suis à Lyon pour faire un reportage sur Heïdi Giovacchini, candidate aux élections municipales. Je ne connais rien à la politique et ne suis jamais venu dans cette ville auparavant.

Alfred place des Terreaux

Je fais connaissance avec Heidi Giovacchini. C’est une femme de 40 ans, jolie et souriante. Elle est directrice de clinique et chargée de cours à la fac. Elle ne ressemble pas exactement à une femme politique mais elle vient juste de commencer (d’ailleurs je ne sais pas au juste à quoi ressemble une femme politique). Nous avons des points communs : c’est la première fois que nous faisons une campagne municipale et elle est née à Anvers, comme moi. La différence c’est qu’elle n’est pas belge et qu’elle vit à Lyon depuis ses études et moi depuis vingt-quatre heures.

Je ne sais pas trop par quel bout commencer ce reportage. Heidi me propose de l’accompagner à une soirée, une inauguration, mais je n’ai pas très bien compris de quoi.

Nous arrivons à la soirée. Il y a beaucoup de monde et je ne connais personne. J’essaie de suivre les conversations autour de moi. Les gens parlent beaucoup d’un certain Gérard Collomb. Heidi m’explique que c’est le maire (le bourgmestre) et que c’est un très bon maire. Elle propose de me le présenter. J’en profite pour faire une photo.

J’apprends que les élections ont lieu dans cinq semaines. C’est le temps dont je dispose pour comprendre l’univers étrange dans lequel j’ai débarqué.

à suivre…

publié le 3 février

Épisode 2 : sur le marché

La campagne bat son plein. Heidi me dit qu’en bon dessinateur reporter, il faut à tout prix que je l’accompagne sur un marché, c’est un véritable rite qu’elle a découvert récemment.

Nous avons rendez-vous avec une petite équipe de militants devant le local de campagne (21 rue professeur Weill). Les militants ont tous une écharpe rose et sont plutôt jeunes avec des bonnes têtes.

Nous allons tous ensemble au marché Tête d’Or. D’autres militants nous attendent et aussi ceux du camp d’en face.

L’équipe d’Heidi a verrouillé le site et tient chaque entrée du marché. Les clients savent qu’en plus des oranges et des carottes, ils repartiront avec un tract.

Heidi s’est vite faite à l’exercice. Les premières fois, elle ne s’habillait pas assez. Elle me confie que désormais, elle met des chaussettes en cachemire, très chaudes.

Je fais la connaissance de Jean-François, un autre candidat. Il m’explique sa conception du marché : nous devons nous montrer sous notre meilleur jour, propre sur nous et bien élevés. C’est vrai qu’il est impeccable.

Les candidats discutent avec les habitants dés qu’il en ont l’occasion. Beaucoup de commentaires ont trait aux questions de propreté du quartier. On m’explique que le « camp d’en face » a diffusé un tract sur ce thème. Les militants en discutent entre eux. Pour certains, la ville est propre et le débat doit prendre de la hauteur.
Pour d’autres, c’est un vrai sujet. Comme je ne suis pas d’ici, on me demande ce que j’en pense. En fait, j’ai pas d’opinion car j’ai beaucoup regardé la ville, les bâtiments et pas tellement par terre. Comme ils insistent, je leur dit que Lyon n’est pas une ville sale contrairement à Marseille. Cela fait apparemment plaisir à tout le monde. J’ai remarqué que dire du mal de Paris ou de Marseille permet de lier sympathie facilement avec un lyonnais.

Finalement, Heidi conclut le débat en déclarant « quand je serai maire de l’arrondissement, je ferai tout pour régler cette question. » Elle a d’ailleurs élaboré un plan, disponible sur le site.

à suivre…

publié le 12 février

Épisode 3 : nature en ville

Au fil de nos rencontres, je découvre Heidi. Au départ, elle incarne l’archétype de la femme active et urbaine. Je l’imagine à l’aise dans un conseil d’administration comme dans une boutique un jour de soldes. Et puis j’apprends que c’est aussi une habituée de la haute montagne, des courses de glace, qu’elle a gravi plusieurs « 4000 »… Est-ce que cette expérience lui sert en politique ?

Elle me parle de sens de l’effort, de dépassement de soi et de rapport à la nature… Je me demande finalement si la ressemblance entre les alpinistes et les politiques, ce n’est pas une certaine forme de masochisme. Je ne suis pas la campagne depuis bien longtemps mais j’ai pu me rendre compte que la conquête d’un arrondissement avait des points communs avec une course hivernale.
On a vite froid aux pieds,
comme dans une cordée, on dépend beaucoup de ceux qui sont juste devant ou juste derrière soi,
comme en haute altitude, les erreurs ne pardonnent pas…
Je pourrai continuer à filer la métaphore mais Heidi n’est pas convaincue.

« Parlons plutôt du goût de la nature » me dit-elle.

Mais moi, la seule nature que je vois dans cette campagne pour le moment, c’est celle des fruits et légumes du marché.

Elle me dit que je ne connais pas encore Lyon et surtout, pas le projet de Gérard Collomb. Dans le 6ème par exemple, une grande artère de verdure et de promenade est en projet. Elle reliera une Caserne transformée en parc et le parc de la tête d’Or par un axe Nord Sud : la rue Garibaldi.

En visite dans le quartier, j’avais découvert ces jours-ci, un peu effaré, une bruyante voie rapide qui troue littéralement la ville. C’est un vestige de l’urbanisme des années 70, m’explique-t-elle. À l’époque, le mot d’ordre était de faire de la place aux voitures, au détriment de tout le reste. Les mentalités changent heureusement. Le projet consiste à transformer graduellement cette rue en cheminement piétons et vélos, en espace de promenade.

Oui j’imagine… Peut-être même un peu trop car je ne suis pas sûr que mon idée de cabanes dans les arbres ou d’accrobranches soit reprises. Heidi est plus réaliste et précise que moi :« Dans l’avenir, on peut créer un grand itinéraire entre le parc de Gerland, les berges, Garibaldi et la caserne Sergent Blandan, et on le parcourra en vélo, en roller ou en footing »

Et à propos de footing, elle me propose de participer au tour du parc de la Tête d’Or qu’elle organise tous les dimanches à 10H30. Il faut courir pour avoir le T-shirt officiel (bientôt un collector) !

Les gens de ce quartier (le 6ème arrondissement de Lyon) sont très fiers de leur parc et ils ont raison. En même temps, ils savent bien que ce n’est pas LEUR parc. C’est une des choses que j’ai comprises ces derniers jours : Le parc de la Tête d’Or est à tout le monde. Et tout le monde – même un dessinateur belge – peut participer au tour du Parc avec Heidi. D’ailleurs, il y a des T-shirts jusqu’au XL. Je vais voir si j’arrive à me lever un de ces dimanches, pour courir avec Heidi et son équipe.

à suivre…

publié le 19 février

Épisode 4 : porte après porte

Un certain soir, ma curiosité m’amène à pousser la porte du local de campagne de Heidi. J’ai dans l’idée de participer à une réunion de campagne mais ce n’est ni le bon jour ni la bonne heure. C’est la fin de journée, l’ambiance est détendue et je me mélange sans problème au petit groupe des militants.

Les militants ont prévu de faire du porte-à-porte. J’apprends que c’est une pratique assez nouvelle en politique (plus en tout cas que de « faire les marchés »), sans doute importée des Etats-Unis, et qui permets un contact vraiment direct avec la population. Ce « sport » se pratique à deux. Suite à une défection, ils se retrouvent en nombre impair. Sur un coup de tête, je décide de me joindre à eux.

Dans un premier temps, l’expérience est plutôt fastidieuse et déroutante. Je suis ahuri de voir combien d’appartements sont vides entre six et sept heures. Où sont les gens ? Travaillent-ils ? Sont-ils en vacances ? Ou cette ville n’est-elle qu’un décor avec plein d’appartements vides alors même que tout le monde parle de crise du logement ? (cliquer l’image pour l’animation)

Puis, d’un coup, les portes commencent à s’ouvrir. Je suis plutôt impressionnable et timide. Je souhaite absolument me cantonner au rôle d’observateur. Comme je suis avec un militant chevronné – Antonio – je peux me contenter d’écouter sans dire quoi que ce soit.
Au bout d’un moment, je m’enhardis à manifester parfois mon approbation avec des hochements de têtes et quelques sons à peine articulés.

Antonio lui, est parfaitement à l’aise. Il introduit la conversation avec quelques phrases simples, dites sur un ton calme et avec une expression aimable. « Bonjour, nous sommes venus vous remettre le programme de Gérard Collomb et répondre à vos questions ». Il s’agit de créer le « contact ». Antonio semble avoir fait ça toute sa vie (en fait, il me confie que la première fois, c’était il y a une semaine). Souvent l’échange ne dure que quelques secondes, mais parfois, les habitants se piquent au jeu du dialogue.
Ils ont des choses à dire ! Ils sont frustrés de ne pas être plus souvent entendus. Alors ils parlent. Antonio prend des notes et leur répond patiemment. Moi, j’écoute, fasciné. (cliquer l’image pour l’animation)

Je dois dire que c’est une expérience intéressante pour quelqu’un qui est curieux de savoir avec qui il partage cette planète. Je comprends le sens de l’expression « tranche de vie ». Même en restant à la porte d’entrée, j’ai le sentiment de pouvoir connaître et comprendre les gens de façon quasi immédiate.
Je pense à une maison de poupée dont la façade est retirée, laissant voir chaque pièce et ses occupants. Il y a un film de Jerry Lewis qui utilise ce système de décor.

Je me rends compte aussi de l’extrême variété de la population à l’intérieur d’un même quartier voire d’un même immeuble. Je comprends enfin le sens de l’expression « mixité sociale ». Quelle diversité de caractères et de physiques, quel échantillon d’humanité passionnant…
Que de problèmes et de situations compliquées aussi, même dans ce quartier réputé privilégié, pour peu qu’on pénètre dans les petites rues et les immeubles sans ascenseur.

Je suis en particulier impressionné par ce que nous racontent des femmes célibataires avec enfants. Elles nous parlent de leurs difficultés à joindre les deux bouts, des petits boulots précaires qui s’enchaînent, du problème d’avoir à travailler sans voiture, pas trop loin de chez elle, des questions de gardes d’enfants, de soutien scolaire…

D’autres discussions concernent le quartier. Beaucoup s’inquiètent de le voir dépérir, avec les petites boutiques de commerçants et d’artisans qui ferment les unes après les autres. Et puis aussi mille petits problèmes particuliers s’expriment, qu’il faut ensuite mettre en relation comme dans un puzzle, pour construire des réponses cohérentes.

Bien, il est huit heures et cela fait deux heures que nous avons commencé. Nous avons monté de multiples escaliers, reçu des accueils variés, bons ou mauvais. La fatigue me gagne et je décide de jeter l’éponge. Le porte-à-porte est passionnant – j’en reste convaincu – mais à petite dose. Je rentre.

Antonio, lui, continue, seul, encore un petit moment.

à suivre…

publié le 26 février

Épisode 5 : cartes postales

Entre mes incursions dans le quartier avec Heïdi et son équipe, et mes déambulations personnelles, je commence à avoir une vraie familiarité avec Lyon et le 6ème arrondissement. Comme mon séjour touche à sa fin, il est temps d’envoyer quelques « cartes postales », quelques images glanées au fil de mes balades. Elles sont un peu insolites mais pour moi, elles reflètent surtout – n’ayons pas peur des grands mots – ce que j’ai perçu de l’âme de ce quartier.

J’ai passé ces quelques semaines en pension chez des amis et j’ai vécu comme un véritable lyonnais. Je ne suis pas un enragé d’écologie mais je dois admettre que pas une fois, je n’ai eu besoin de prendre une voiture. La marche, les vélo’vs et le métro ont suffit à tous mes besoins. J’ai trouvé dans un périmètre restreint tous les commerces, tous les loisirs qu’offre une grande ville. J’ai pu toucher du doigt le privilège d’habiter ce fameux 6ème lyonnais. Bien sûr, je n’ai pas eu à payer pour cela puisque vivant chez l’habitant. Mes hôtes m’ont montré leur quittance de loyer et m’ont parlé des difficultés d’un jeune couple à trouver un appartement qui ne soit pas hors de prix. Le dynamisme de la ville se sent à ses transformations et ses chantiers. Il s’accompagne aussi d’une pression sur les prix et le 6ème y est particulièrement sensible m’ont-ils expliqué.

Le 6ème c’est aussi des rues bordées de maisons bourgeoises et d’hôtels particuliers. Dans plusieurs je me serai bien vu habiter mais certainement pas dans celle-ci dont l’incongruité m’a laissé songeur.

Comment penser la ville de demain et comment la faire pousser en préservant celle d’hier. C’est une des questions auxquelles auront à répondre Heidi et son équipe s’ils sont élus. Je ne doute pas de leur inventivité et de leur générosité pour concilier toutes les exigences et les contradictions.

Après l’hôtel particulier qui a échappé au bulldozer mais à perdu le soleil, j’ai eu envie de montrer cette petite maison qui semble résister vaillamment à la course du temps. C’est comme un ilot de poésie et je regrette de ne pas avoir discuté un peu avec la vielle dame qui prenait le frais en ce matin de février à la température printanière. Quelle est l’histoire de cette maison, de cette dame, de leur petit bout de jardin, avec leur antique Renaud 4 garée dans le jardin depuis Dieu sait quand ?

La dernière image est moins inattendue et mérite deux mots d’explication. Il s’agit de l’ancien musée de sciences naturelle, le musée Guimet. C’était un petit musée aux collections un peu poussiéreuses et pleines de charme. D’après la description que l’on m’en a fait, j’imagine qu’il ressemblait un peu au musée du jardin des plantes de Paris. Heidi m’a expliqué son projet pour ce bâtiment vide et il m’a semblé que cela pouvait être emblématique de l’arrondissement et peut être de Lyon, se référant à la fois à l’histoire et à l’avenir.

Impossible de tout faire ! J’aurai eu aussi envie de croquer le bâtiment appartenant à l’église catholique arménienne rue Tronchet et son petit jardin caché derrière ou encore l’église orthodoxe de Bellecombe. J’aurai aimé rendre hommage au Parc de la Tête d’Or et à son Lac (j’ai bien retenu que le 6ème était le seul arrondissement de Lyon qui ait un lac), bref il y a encore beaucoup à faire ici. Sans doute me faudra-t-il revenir. Je suis loin d’avoir tout découvert.
Si un lecteur de ce blog veut suggérer une carte postale pour un prochain reportage, je suis preneur !

à suivre…

publié le 4 mars

Episode 6 : à la Mairie

Quand je suis arrivé à Lyon, j’avais la résolution de faire un reportage objectif, sans parti pris, avec une « distance critique ». En relisant mes notes et en regardant mes images, je me dis que j’ai été emporté par la sympathie que j’ai éprouvé pour Heidi et son équipe. Les critiques et l’ironie seront pour une autre fois. Je laisse cela aux vrais journalistes. Moi mon truc c’est la bd reportage, et en bd, les personnages s’appellent des héros.

Je n’ai pas écrit ni dessiné les adversaires, je n’ai pas mis mon nez dans toutes les petites histoires d’alliances et de partis dont la presse a beaucoup parlé. J’ai peut-être manqué quelque chose ? Je me suis concentré sur les personnes et sur la ville. Je me rend compte par exemple que je n’ai pas été une seule fois à la mairie du 6ème, l’objet de tous les efforts de Heidi et son équipe. Ce sera donc pour mon dernier billet.

Le bâtiment est étrange car depuis la rue, on ne sait pas où trouver l’entrée. De hautes façades sévères accueillent froidement le visiteur. Je suis sur le point de m’éloigner quand une intuition me pousse à en faire le tour. Je passe un porche et découvre la véritable façade du bâtiment, cachée depuis la rue. Pas de doutes, je commence à savoir m’y prendre avec cette ville.

Vue d’ici, la mairie est pleine de charme. Et moi en deux coups de palette graphique, je peux remplacer le parking par un square ou un jardin botanique. Je peux aussi imaginer Heidi et son équipe au lendemain de leur victoire prenant la pose. (cliquer l’image pour l’animation)

Il suffit d’un peu d’imagination. Mais pas tant que ça finalement…

à suivre…

publié le 7 mars

Epilogue

C’est moi, Ernest, de nouveau !

Vous l’aviez deviné, je ne suis pas tout à fait reparti. Ma valise est prête dans le couloir mais je ne peux pas quitter Lyon en ce moment alors qu’il se passe quelque chose de si particulier. Quelque chose d’historique d’après ce qu’on me dit et aussi d’après ce que j’observe.

Lorsque, la semaine dernière, j’ai représenté l’équipe de Heidi devant la Mairie, lorsque j’ai dessiné la victoire, je racontais une belle histoire. Bien sûr, Heidi a toujours cru dur comme fer dans ses chances. Et moi, le naïf de service, j’y ai cru aussi, pour faire plaisir.
Alors des gens m’ont dit que non-non-non, que c’était impossible que ce vieux 6ème change. D’autres m’ont dit oui-oui-oui, c’est tout à fait possible. Qui croire quand on y connait rien ? Et puis voilà que les résultats du premier tour sont tombés. Et la victoire est à portée de main, tout le monde peut le voir. Il suffit de savoir compter.

Alors tout est bien qui finit bien ?
Pas encore car à chaque tour, les cartes sont rebattues. L’adversaire est affaibli mais pas vaincu. Chaque camp rassemble toutes ses forces pour franchir le dernier obstacle. Moi, j’ai été recruté.

Pas comme dessinateur reporter mais comme propagandiste, comme publicitaire politique ! C’est bien volontiers que je me prête au jeu. J’ai bricolé une petite image, avec des mots en plus, comme un tract ou une affiche à ma façon. (cliquer l’image pour l’animation)

Je ne sais pas si c’est comme ça qu’il faut faire mais j’aimerais bien que ça marche !

publié le 14 mars

Voici la série complète en pdf, sans les animations mais avec les commentaires d’époque sur le blog de campagne :

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